Cloud Horizons Georgia : transition des entreprises vers la nouvelle infrastructure ou maintien de la situation ?

L'adoption de la sécurité cloud s'accélère en Géorgie, mais les entreprises sont-elles prêtes ? Dans cet entretien avec Salome Kvlividze d'Ultra Georgia, nous explorons les principales tendances, défis et opportunités qui façonnent l'avenir numérique du pays. Lire l'article complet et regarder le podcast

Les perspectives cloud de la Géorgie : Transition des infrastructures d’entreprise pour l’avenir

Le cloud transforme en profondeur les industries du monde entier, notamment les services de télécommunications, la sécurité et l'informatique en nuage. Le secteur informatique géorgien est désormais confronté aux mêmes questions cruciales : les entreprises sont-elles prêtes à adopter le cloud à grande échelle ? Quels obstacles se dressent sur leur chemin et quelles opportunités le cloud peut-il offrir aux entreprises géorgiennes ?

Dans le cadre de notre programme continu partenariat avec Ultra Enterprise Solutions, Géorgie, nous, chez Aipix, avons invité leur équipe à nous rejoindre dans un nouvelle série de discussions – Cloud Horizons Géorgie. Ensemble, nous nous attaquons aux véritables problèmes et aux points sensibles auxquels les entreprises sont confrontées lors de leur transition vers le cloud, qu'il s'agisse d'infrastructure, de réglementation, de compétences ou de confiance.

À propos d'Ultra Georgia

Basé à Tbilissi, Ultra Enterprise Solutions est un intégrateur de systèmes de premier plan qui travaille avec des entreprises, des opérateurs de télécommunications, des fournisseurs d'accès à Internet, des institutions financières et le secteur public. Il fournit Infrastructure informatique, cybersécurité et services de transformation cloud pour aider les organisations à moderniser leurs opérations tout en maintenant l'innovation, la conformité et la sécurité.


Transformation cloud pour les entreprises en Géorgie avec Solome, PM chez Ultra

Notre invitée pour cette conversation est Salome Kvlividze, chef de produit chez Ultra Enterprise Solutions, Géorgie. Elle se concentre sur l'élaboration de solutions cloud adaptées aux réalités des entreprises géorgiennes, des stratégies de migration aux infrastructures axées sur la conformité. Salome apporte à la fois une expertise technique et une perspective du marché local sur l'évolution constante vers l'adoption du cloud. y compris la sécurité du cloud.


Introduction

Anne: Quelles tendances sont observées en Géorgie dans le domaine de la transition vers les technologies cloud ?

Salomé : En Géorgie, la transition vers les technologies du cloud est constante et de plus en plus visible dans tous les secteurs. Le secteur public progresse lentement mais sûrement, notamment dans des domaines comme la gestion des données, grâce à l'essor des initiatives de gouvernance numérique.

Dans des secteurs comme la finance et la santé, la préférence va aux modèles de cloud hybride et privé, où une sécurité et une conformité renforcées sont essentielles. Parallèlement, les PME adoptent de plus en plus les services de cloud public tels que Microsoft Azure, AWS et Google Cloud, qu'elles utilisent pour des solutions pratiques comme les logiciels de comptabilité, les systèmes CRM et les outils collaboratifs.

Une autre tendance notable est l'arrivée de fournisseurs de services cloud mondiaux sur le marché géorgien, proposant des services localisés et une assistance en langue géorgienne, ce qui facilite l'adoption par les entreprises locales.

On observe également un effort croissant pour combler le déficit de compétences : les entreprises encouragent les spécialistes en informatique à obtenir des certifications internationales telles que AWS Certified, Azure Administrator ou Google Cloud Architect.

Enfin, la cybersécurité est devenue une priorité absolue. Les entreprises recherchent de plus en plus des environnements cloud conformes aux normes internationales telles que l'ISO et le RGPD, afin de garantir la modernité et la sécurité de leurs systèmes.

Anne:  L’infrastructure informatique du pays est-elle prête pour la transition vers le cloud pour les entreprises en Géorgie ? 

Salomé :  Points forts : L’infrastructure informatique de la Géorgie est-elle prête pour le cloud ? En bref : elle s’en approche. Le pays bénéficie d’un vaste réseau de fibre optique, couvrant aussi bien les villes que les zones rurales. Des centres de données modernes sont en place et le vivier de talents dans le secteur technologique est en pleine croissance, notamment pour les postes liés au cloud et au DevOps. Cependant, des défis subsistent. Le cadre juridique et réglementaire encadrant l’utilisation du cloud n’est pas toujours clair, en particulier pour les institutions publiques et financières. Les principaux fournisseurs mondiaux, tels que… AWS Azure est disponible. Cependant, ils ne disposent pas encore de centres de données locaux en Géorgie, ce qui influe sur la localisation et la vitesse des données.

Et même si des progrès sont réalisés, de nombreuses petites entreprises ne sont toujours pas sûres de l’adoption du cloud en raison d’une sensibilisation limitée ou de problèmes de sécurité.

En bref, la Géorgie est sur la bonne voie, mais une préparation complète au cloud nécessitera un effort combiné en matière d'infrastructures, de réglementation, d'éducation et de sensibilisation du public.

Anne: Comment les entreprises géorgiennes migrent-elles actuellement vers les technologies cloud ? Progressivement ou d'un coup ? Quels secteurs migrent le plus activement vers le cloud ?

Salomé : En Géorgie, les entreprises migrent progressivement vers le cloud, en fonction de leur budget, de leur infrastructure, de leur sécurité et des compétences de leurs équipes. Nombre d'entre elles adoptent un modèle hybride, conservant certains systèmes en interne et transférant d'autres, comme la messagerie et les sauvegardes, vers le cloud. Les PME commencent souvent avec Microsoft 365 ou Google Workspace, tandis que les grandes entreprises privilégient les clouds privés ou hybrides pour des raisons de sécurité.

En Géorgie, les secteurs d'activité à l'origine de cette transition vers le cloud pour les entreprises sont la finance, le commerce de détail, les technologies, l'éducation et la santé. Les banques et les fintechs ont besoin d'analyses de données et d'infrastructures flexibles. Le commerce de détail privilégie l'évolutivité de l'analyse du comportement client et l'intégration des canaux de vente. Les entreprises technologiques sont souvent natives du cloud. L'éducation s'appuie sur le cloud pour l'apprentissage en ligne depuis la pandémie, et le secteur de la santé commence à adopter la télémédecine et les dossiers numériques.

Anne: Existe-t-il des différences d’approche entre les petites, moyennes et grandes entreprises, notamment dans la transition vers le cloud pour les entreprises en Géorgie ?

Salomé: En Géorgie, les petites, moyennes et grandes entreprises empruntent des chemins différents vers l’adoption du cloud en fonction de leurs ressources et de leurs besoins.

Les petites entreprises commencent simplement, en utilisant des outils comme Google Workspace ou Microsoft 365 pour le stockage des e-mails et des documents.

Les entreprises de taille moyenne ont une approche plus structurée, combinant le cloud public avec des serveurs sur site pour déplacer des processus tels que le CRM et les sauvegardes vers le cloud, en se concentrant sur le coût et la sécurité.

Les grandes entreprises utilisent des clouds hybrides ou privés avec des plans à long terme, privilégiant la sécurité, la conformité et l'intégration des systèmes existants. Les banques et les télécommunications s'appuient souvent sur Azure ou AWS.

Motivation pour la transition vers le cloud

Anne: Pourquoi les entreprises privilégient-elles le cloud plutôt que le matériel, en raison des économies de coûts, de la commodité, de l'évolutivité et de la tolérance aux pannes ? Les entreprises considèrent-elles la réduction des coûts d'investissement comme un facteur clé ?

Salomé: Cela tient à plusieurs raisons clés : le coût, la flexibilité et la fiabilité. Premièrement, le cloud computing réduit les coûts d'investissement initiaux, évitant ainsi l'achat de serveurs coûteux. Au lieu de cela, les entreprises paient mensuellement pour ce qu'elles utilisent, ce qui est particulièrement avantageux pour les start-ups et les entreprises en croissance.

C'est aussi beaucoup plus pratique : vous pouvez augmenter ou diminuer les ressources instantanément, accéder aux données de partout et éviter les contraintes liées à la maintenance d'une infrastructure physique. De plus, les fournisseurs de cloud offrent des solutions intégrées de sauvegarde, de reprise après sinistre et une haute disponibilité, ce qui rend les systèmes plus résilients aux pannes que la plupart des configurations internes.

Alors oui, la réduction des coûts d'investissement est un facteur important, mais c'est la combinaison des économies de coûts, de l'évolutivité et de la commodité qui fait vraiment la différence.

Anne: Comment le niveau de maturité numérique d’une entreprise affecte-t-il le rythme de la transition ?

Salomé: Plus une entreprise est mature numériquement, plus sa transition vers le cloud est rapide et fluide. Les entreprises matures numériquement disposent généralement de systèmes informatiques modernes, d'équipes compétentes et d'une stratégie numérique claire. L'adoption du cloud est donc une étape naturelle.

À l'inverse, les entreprises à faible maturité numérique s'appuient souvent sur des systèmes hérités et manquent parfois d'expertise interne. Tout cela rend la transition plus lente et plus complexe. Elles peuvent devoir d'abord moderniser leur infrastructure ou leurs processus, ce qui augmente les délais et les coûts.

Donc, en bref : plus la maturité numérique est élevée, plus le parcours vers le cloud est rapide.

Problèmes liés à la transition vers le cloud pour les entreprises

Anne: Quelles difficultés techniques ou organisationnelles les entreprises rencontrent-elles le plus souvent lors de la transition vers le cloud pour les entreprises en Géorgie ?

Salomé: Il existe des obstacles à la fois techniques et organisationnels. Sur le plan technique, les entreprises peinent souvent à migrer leurs systèmes existants, à garantir la sécurité des données et à gérer les temps d'arrêt pendant la migration. L'intégration avec les outils existants peut également s'avérer complexe.

Sur le plan organisationnel, les principaux obstacles sont le manque de compétences en matière de cloud, la résistance au changement et une planification insuffisante. Si la direction n'est pas alignée ou si les équipes ne sont pas correctement formées, la transition risque de s'enliser, voire d'échouer.

En résumé, il ne s'agit pas uniquement de technologie. Il s'agit aussi de personnes, de processus et d'état d'esprit.

Anne: Quelles mesures de soutien pourraient accélérer la transformation numérique du pays ?

Salomé: En Géorgie, accélérer la transformation numérique nécessitera quelques mesures clés. Premièrement, le gouvernement peut offrir des incitations financières, telles que des allégements fiscaux ou des cofinancements, aux entreprises qui investissent dans les outils numériques ou les technologies cloud.

Deuxièmement, la formation aux compétences numériques est essentielle. Développer les programmes de formation et de perfectionnement en informatique, notamment hors de Tbilissi, peut contribuer à combler le déficit de talents. Plusieurs organisations géorgiennes œuvrent activement pour soutenir les femmes dans le secteur informatique par le biais de divers programmes. L'Université des Affaires et de la Technologie L’Université technique du Bangladesh (BTU) a lancé des initiatives telles que la communauté Techwomen et le projet “ 500 femmes dans la tech ”, qui visent à renforcer les compétences techniques des femmes et à leur offrir des perspectives de carrière dans ce domaine. Par ailleurs, la section géorgienne de l’organisation internationale Women in Tech, intitulée “ Women in Tech ”, se concentre sur la formation, l’équipement et l’autonomisation des femmes et des filles dans les domaines des sciences, de la technologie, de l’ingénierie, des arts et des mathématiques (STEAM). La Banque mondiale met également en avant le programme GENIE, qui soutient les femmes entrepreneures dans le domaine technologique et propose des formations aux compétences numériques.

Nous avons également besoin d’une meilleure infrastructure Internet dans tout le pays pour soutenir les services cloud, ainsi que de réglementations claires sur la protection des données et la cybersécurité pour instaurer la confiance.

Enfin, une forte collaboration entre les secteurs public et privé sera essentielle, en partageant les ressources, l’expertise et en définissant les priorités numériques nationales.

Il s'agit donc de combiner politiques, compétences, infrastructures et confiance pour faire progresser le cloud pour les entreprises en Géorgie.

Infrastructure pour le cloud opérations

Anne: Dans quelle mesure l’infrastructure Internet interne en Géorgie, nécessaire à la mise en œuvre productive des technologies cloud (canaux dorsaux, centres de données) est-elle développée ?

Salomé: L'infrastructure internet de la Géorgie est relativement avancée, surtout pour la région. Le pays dispose d'un solide réseau dorsal de fibre optique reliant les principales villes et constituant la base d'un internet à haut débit.

Il existe également plusieurs centres de données de niveau III opérant localement, qui prennent en charge les services cloud, l'hébergement et la reprise après sinistre. Les principaux FAI comme Filet de soie et MagtiCom Les pays ont réalisé d’importants investissements dans la connectivité et les infrastructures, et la 5G est en cours de déploiement, ce qui renforcera encore l’accès aux services cloud.

Dans l’ensemble, la Géorgie dispose d’une solide infrastructure numérique, mais des investissements continus dans la connectivité et les centres de données locaux seront essentiels pour étendre l’adoption du cloud à l’échelle nationale.

Anne: Existe-t-il des initiatives gouvernementales ou privées pour développer les écosystèmes 5G et cloud pour les entreprises en Géorgie ?

Salomé: Oui. La Géorgie fait de réels progrès sur les deux fronts. Côté gouvernement, il existe une stratégie nationale pour le haut débit et le programme “ Log-in Georgia ” qui étend l'accès à Internet à haut débit, notamment dans les zones rurales. C'est essentiel pour la 5G et l'accès au cloud.

En 2023, la Commission des communications a mis aux enchères le spectre 5G, et désormais des entreprises comme MagtiCom, Silknet et Cellfie Mobile déploient des réseaux 5G, non seulement dans les villes mais aussi dans les hauts lieux touristiques comme Gudauri et Bakuriani.

Du côté du cloud, le pays travaille sur des réglementations favorables au cloud et améliore les cadres de cybersécurité, ce qui contribue à renforcer la confiance des entreprises qui migrent vers le cloud.

Les investissements privés sont également en hausse. De grands acteurs comme AWS manifestent leur intérêt pour la région, et GITA, l'agence technologique géorgienne, a financé plus de 200 start-ups, dont beaucoup sont spécialisées dans le cloud.

Ainsi, entre la politique gouvernementale, les investissements dans les télécommunications et le soutien aux startups, la Géorgie pose les bases d’un écosystème numérique solide alimenté par la 5G et la technologie cloud.

Choisir un fournisseur de cloud 

Anne: À qui les entreprises géorgiennes font-elles le plus confiance : aux fournisseurs mondiaux (AWS, Azure, GCP) ou aux fournisseurs locaux ?

Salomé : En Géorgie, les grandes entreprises et les entreprises internationales font généralement confiance aux fournisseurs de cloud mondiaux comme AWS, Microsoft Azure et Google Cloud Platform. Elles apprécient ces fournisseurs internationaux pour leur fiabilité, leurs certifications de sécurité, leur vaste écosystème et leurs performances.

Par exemple, une start-up fintech travaillant avec des clients internationaux pourrait choisir AWS pour sa portée mondiale et ses capacités d'intégration. À l'inverse, des fournisseurs locaux comme Caucasus Online ou UGT sont souvent privilégiés par les petites entreprises qui souhaitent une assistance en langue locale, une facturation en géorgien et une assistance technique plus pointue.

Anne: Existe-t-il des inquiétudes concernant le stockage de données à l’étranger ?

Salomé: Oui, notamment dans des secteurs comme la banque, l'administration publique et la santé. Les principales préoccupations concernent la souveraineté des données et le respect des réglementations, comme la loi géorgienne sur la protection des données personnelles. Il existe souvent une crainte de perdre le contrôle des informations sensibles ou d'être soumis à des juridictions étrangères.

Par exemple, une agence publique pourrait hésiter à héberger les données des citoyens sur des serveurs situés à Francfort ou à Dublin en raison d’une incertitude juridique et de problèmes de surveillance.

Anne: Quels sont les avantages des centres de données locaux ? Dans quelle mesure les centres de données locaux se développent-ils ? 

Salomé: Les centres de données locaux offrent des avantages tels qu'une latence réduite, un support technique en géorgien, des tarifs locaux et le respect des lois locales. Ils garantissent également la conservation des données à l'intérieur des frontières nationales, une préoccupation croissante pour les secteurs privé et public.

Les fournisseurs locaux tels que DataHouse ou ProService investissent dans leurs infrastructures pour répondre à la demande croissante. Cependant, ils restent à la traîne par rapport aux acteurs mondiaux en matière d'automatisation, d'évolutivité et de capacités d'IA avancées.

Anne: Quelle est l’importance des modèles de cloud hybride pour la migration vers le cloud pour les entreprises en Géorgie ?

Salomé: Les modèles de cloud hybride sont essentiels dans le contexte actuel de la Géorgie. Ils permettent aux entreprises d'allier la maîtrise de leur infrastructure sur site à la flexibilité du cloud. Une approche courante consiste à conserver les données clients sensibles localement tout en utilisant le cloud pour l'analyse, le stockage et les sauvegardes, ou encore les applications SaaS.

Par exemple, une chaîne de vente au détail peut stocker les données de transaction des clients sur un serveur privé, mais utiliser Microsoft Azure pour les tableaux de bord de veille stratégique.

Certification des centres de données

Anne: Quels centres de données en Géorgie sont certifiés par l'Uptime Institute (Tier I–IV) ?

Salomé: Actuellement, la Géorgie compte très peu de centres de données certifiés par l'Uptime Institute. Il existe quelques installations de niveaux II et III, mais la certification officielle est rare et encore peu répandue.

Par exemple, ProService revendique des capacités de niveau III, bien que tous les fournisseurs ne recherchent pas une certification officielle en raison du coût ou de la complexité. Ce domaine reste un domaine d'investissement futur.

Anastasiya: Des projets de construction de nouveaux centres de niveau III et IV sont-ils prévus dans les années à venir ?

Anne: Certes, le secteur privé ambitionne de développer des centres de niveau III ou IV, notamment face à la demande croissante des clients des secteurs de la fintech, des télécommunications et du secteur public. Cependant, ces projets en sont encore au stade de la planification ou de la mise en œuvre.

Des rapports font état d’un intérêt international pour la Géorgie en tant que centre régional en raison de sa situation géographique et de ses avantages en termes de coûts énergétiques, ce qui pourrait éventuellement conduire à des installations de niveau supérieur.

Faites confiance au cloud

Anne: Les entreprises géorgiennes font-elles davantage confiance à l’infrastructure informatique traditionnelle basée sur le matériel ?

Salomé: Oui. Surtout les entreprises plus anciennes ou plus conservatrices. L'infrastructure physique est souvent perçue comme plus “ sécurisée ” simplement parce qu'elle est tangible et sous contrôle local. De nombreux services informatiques sont habitués à gérer des serveurs sur site et hésitent à passer à des modèles distants basés sur le cloud.

Une entreprise de logistique, par exemple, peut continuer à s’appuyer sur des serveurs internes, car elle se sent plus sûre de savoir exactement où se trouvent les données et qui y a accès.

Anne: Quels risques sont le plus souvent évoqués : sécurité, contrôle, législation, accès aux données ?

Salomé: La sécurité arrive en tête de liste, suivie par les préoccupations liées à l'accès aux données, à la conformité juridique et à la dépendance vis-à-vis des fournisseurs. Les entreprises craignent que les données cloud soient piratées ou mal gérées, notamment lorsqu'elles font appel à des fournisseurs tiers basés à l'étranger.

Une crainte fréquente est la suivante : “ Que se passe-t-il si le fournisseur tombe en panne ou est piraté, comment puis-je récupérer mes données ? ”

Quelles mesures pourraient accroître le niveau de confiance : réglementation gouvernementale, études de cas réussies, disponibilité d’un soutien local ?

La confiance peut se développer grâce à une combinaison de réglementation claire, de cas d’utilisation locaux réussis et d’un meilleur accès au support.

VSaaS (Vidéosurveillance en tant que service) et la sécurité du cloud

Anne: Dans quelle mesure les entreprises adoptent-elles actuellement la vidéosurveillance en nuage ? Et quel intérêt suscite-t-elle ? La Géorgie utilise la vidéosurveillance cloud comme service?

Salomé: L'adoption de ces technologies progresse, notamment dans les nouveaux projets résidentiels, les chaînes de vente au détail et les entrepôts. Cependant, les organisations plus anciennes sont plus lentes à effectuer la transition en raison des coûts ou des préoccupations concernant la bande passante et le stockage.

Par exemple, un nouveau centre d’affaires à Tbilissi pourrait installer des caméras IP connectées directement au cloud, tandis qu’une usine plus ancienne pourrait encore s’appuyer sur des systèmes DVR traditionnels.

Anne: Dans quel segment cette technologie est-elle actuellement la plus demandée ? Et est-il prévu d'introduire la vidéosurveillance cloud sur l'ensemble du marché, compte tenu de la demande ?

Salomé: La demande la plus forte se situe dans les secteurs de l'immobilier commercial, des services de sécurité et de la logistique. Avec le déploiement de la fibre optique en Géorgie et la baisse des coûts du cloud, une adoption plus large est probable.

Certaines entreprises de sécurité locales proposent déjà des VSaaS regroupés avec leurs services existants, et cette tendance devrait se poursuivre.

L'avenir de la transition vers le cloud en Géorgie

Anne:Quelles tendances du cloud gagnent en popularité en Géorgie (par exemple, les clouds hybrides, l'edge computing) ?

Salomé: Le cloud hybride est la tendance dominante aujourd'hui. De plus en plus d'entreprises l'adoptent pour concilier contrôle et flexibilité. L'informatique de pointe émerge également, notamment dans les secteurs des télécommunications et de la logistique, permettant un traitement des données en temps réel au plus près des utilisateurs.

Une entreprise de télécommunications, par exemple, pourrait déployer des nœuds périphériques à travers la Géorgie pour réduire la latence du streaming vidéo ou des services vocaux.

AnneQuelles tendances et innovations pourraient, selon vous, influencer la transition vers les technologies cloud dans le pays au cours des 5 à 10 prochaines années ? Existe-t-il des exemples marquants de migration réussie vers le cloud en Géorgie qui pourraient servir d'exemples ?

Salomé: Au cours des 5 à 10 prochaines années, plusieurs tendances clés devraient influencer l'adoption du cloud en Géorgie. L'un des principaux facteurs sera l'utilisation accrue de l'IA et du machine learning, qui nécessitent une infrastructure cloud évolutive. À mesure que les entreprises se mettent à utiliser des outils basés sur l'IA, des chatbots de support client à l'analyse prédictive, la demande de solutions cloud flexibles va croître.

Une autre tendance est le développement du edge computing et des réseaux 5G. À mesure que ces technologies mûrissent localement, elles permettront un traitement des données plus rapide et ouvriront de nouvelles perspectives pour des secteurs comme l'agriculture intelligente, la logistique et même les services publics.

Nous prévoyons également une croissance continue des stratégies hybrides et multicloud, notamment parmi les grandes entreprises et les institutions gouvernementales. Celles-ci permettent aux organisations de conserver leurs données sensibles sur site tout en bénéficiant de la flexibilité du cloud.

Concernant les exemples concrets, il existe effectivement quelques cas remarquables de mise en œuvre du cloud pour les entreprises en Géorgie. Par exemple, de grandes banques et des opérateurs de télécommunications ont déjà migré une partie importante de leur infrastructure vers le cloud. Ces entreprises sont souvent considérées comme des pionnières sur le marché local, démontrant que la migration est non seulement possible, mais aussi bénéfique, notamment en termes d'optimisation des coûts, de cybersécurité et d'agilité opérationnelle.

Leur succès crée un précédent et contribue à renforcer la confiance dans l’écosystème, ce qui est essentiel pour une adoption plus large dans d’autres secteurs.


En Géorgie, la question n'est plus de savoir si la transition vers le cloud est imminente, mais à quel rythme. Si le secteur public adopte lentement la gouvernance numérique, les PME, elles, se tournent rapidement vers les solutions SaaS, signe que le marché privilégie les opérations basées sur le cloud. Ce cheminement se heurte à de nombreux obstacles, notamment l'incertitude réglementaire, les besoins en formation et les menaces de cybersécurité. C'est pourquoi, chez Aipix, en collaboration avec notre partenaire Ultra Enterprise Solutions, nous nous engageons à accompagner les entreprises dans cette transition vers la sécurité et la vidéosurveillance dans le cloud, en toute sérénité.

Nos solutions allient une expertise mondiale à une connaissance approfondie du marché local pour apporter des réponses qui répondent aux besoins technologiques, aux exigences de conformité, aux impératifs de coûts et aux impératifs de confiance. Le cloud est bien plus qu'une simple infrastructure : il constitue le socle de la croissance, de la résilience et de l'innovation de l'économie numérique géorgienne. Chaque entreprise est confrontée à un choix crucial : rester passive ou prendre les rênes de sa transformation dans le contexte économique actuel.

Aipix et Ultra Enterprise Solutions sont prêts à vous aider à développer votre stratégie de cloud pour les entreprises en Géorgie, qui conduira votre entreprise vers un état plus sûr et évolutif, prêt pour l'avenir.

Connectez-vous avec nous et faites le premier pas vers une entreprise plus sécurisée, évolutive et prête pour l’avenir.

Anastasiya Volchok est stratège marketing et experte VSaaS, forte d'une solide expérience dans les télécommunications et les technologies vidéo cloud. Responsable contenu, elle se spécialise dans la transformation de solutions technologiques et B2B complexes en récits clairs et convaincants, générateurs d'engagement et de croissance. Forte de nombreuses années d'expérience à l'intersection de la sécurité vidéo, du SaaS et de l'innovation télécom, Anastasiya fournit des analyses qui aident les entreprises à se développer plus intelligemment, à optimiser leur marketing et à approfondir leur connexion avec leur public. Son travail allie réflexion stratégique et rédaction pointue, ce qui fait d'elle une voix de confiance dans le monde en constante évolution des services vidéo cloud.

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